jeudi 15 octobre 2009

«De quoi le sionisme est-il le nom ?»

«De quoi le sionisme est-il le nom ?» Le sionisme, une décolonisation du sujet, Georges Bensoussan
Un chef-d’œuvre d’analyse et de lucidité. Il faut souhaiter que cet article soit lu par un maximum de gens – Juifs comme non-Juifs. (Menahem Macina). Extrait : "Quand le Juif met en garde ses contemporains que « ce n’est pas en tant que Juif qu’il parle, mais en tant que Français (et en tant qu’homme) », c’est l’aliéné qui parle par sa bouche, celui qui doit s’absenter de lui-même pour exister politi­quement. Celui qui, comme tout opprimé, prétend pouvoir dépasser ces limites quand le propre de l’aliénation est d’abolir la liberté du choix. Alors que le regard hostile de l’oppresseur façonne, pour partie, le visage de l’opprimé, mar­quant sa vie du signe de la crainte et du manque. Désigné comme tel, c’est en tant que tel seulement que le Juif devra se défendre. Ce trait-là constitue pré­cisément le socle d’une même condition juive partout sur la terre." (G. Bensoussan).

16/10/09


Controverses n° 11, mai 2009 http://www.controverses.fr/Sommaires/sommaire11.htm

Comprendre le tumulte de malédiction qui frappe le sionisme suppose de faire retour sur la dimension colonisée de la condition juive. Sur le sort des Juifs en Occident et plus encore sur la condition de dhimmi en terre arabo-musul­mane, marquée par un sentiment de vulnéra­bilité, un quotidien tissé d’insécurité, voire de peur, avec pour toile de fond une politique de discrimination ponctuée d’humiliations. Cette condition d’oppression fut à ce point assimilée qu’elle en vint par ne plus être perçue comme telle. En moins d’une génération (1945-1970) pourtant, sans que cela émeuve beaucoup les historiographes du temps présent, vingt siècles de vie juive et un million de per­sonnes furent arrachés à leur terre natale.

En 1876, l’Alliance Israélite universelle envoie en mission à Marrakech, au Maroc, le professeur d’hébreu et grand hébraïsant Joseph Halévy pour y étudier de visu la possibilité d’ouvrir une école dans la ville (1) :

« [...] Il est impossible d’en­tendre le récit des souffrances de cette population sans être ému jusqu’aux larmes, raconte Halévy à son retour [...] C’est un spectacle poignant de les voir, quelquefois par masses, sortir du mellah pour aller exécuter quelque corvée et, leurs souliers à la main, sautiller pour ne pas se blesser les pieds sur les cailloux dont les rues sont pavées, et la tête enveloppée d’un simple mouchoir et expo­sée à toute l’ardeur du soleil. Au milieu de la ville, dans une sorte de hangar public, les pauvres femmes juives sont obligées de travailler presque journel­lement pour un salaire dérisoire, aux objets d’équipement de l’armée, et elles ressentent vivement la honte d’être exposées sans voile aux yeux des Arabes, dans un pays où c’est un déshonneur pour une femme de ne pas sortir voilée. Le plus petit enfant arabe lance des injures, jette des pierres, tire par les vêtements ou par la barbe l’Israélite le plus vulnérable par son âge et ses vertus. Aucun de ces malheureux ne peut jouir d’un instant de sécurité: sous le moindre prétexte, le gouvernement fait chercher un Israélite dans sa maison et lui administre la bastonnade. Les coups ne sont pas comptés, leur nombre n’est pas fixé. Les exécuteurs frappent jusqu’à ce qu’on leur ordonne de cesser. Il y a des mal­heureux qui ont reçu jusqu’à 700 coups. »

Du Yémen, le 6 février 1929, une personnalité juive écrit au quotidien de Jéru­salem, Doar Ha Yom (2) :

« Le gouvernement a donné l’ordre formel de recher­cher dans toutes les villes et dans tous les villages les enfants, garçons et filles, orphelins de père, de les arrêter et de les amener auprès de l’officier de police qualifié afin qu’ils soient ensuite instruits dans la religion de Mahomet confor­mément au Coran. [...] Ces pauvres victimes, privées de tout appui et de tout moyen de rachat, refusent d’abjurer leur foi. Mais leur bourreau ne leur laisse aucun repos, il les effraie par toutes sortes de menaces, fait pleuvoir des coups de bâton sur leur dos, des soufflets et des coups de poing et finit par les chas­ser devant lui et ordonne de les interner. Les malheureux enfants se trouvent enfermés dans des caves obscures, liés avec des chaînes de fer. A plusieurs reprises, les gardiens de la prison sont venus les visiter et les ont si cruelle­ment menacés de mort que ces pauvres abandonnés ont fini par céder et trahir leur foi »

S’agit-il de faits isolés et montés artificiellement en épingle, une sorte de « vision lacrymale » de l’histoire juive, qui serait le strict pendant pour le monde arabo­-musulman de celle que dénonçait Salo Baron pour le monde chrétien ? Ou cette souffrance met-elle en lumière un état d’esprit à ce point intériorisé qu’il en est devenu un éthos ? En 1965, la revue Les Temps modernes publiait le témoi­gnage d’un jeune Marocain, Saïd Ghallab, intitulé « Les Juifs vont en enfer » (3):

« Dès qu’un Juif s’aventurait chez nous autres musulmans, écrit Ghallab, il était méprisé parce que le Juif c’est la décadence des décadences, l’être le plus vil qui soit. Et, pour nous autres, enfants, c’était comme ça parce que ça devait être juste. La preuve : les Juifs encaissent sans broncher. Et s’ils ne protestent pas, c’est parce qu’ils se sentent coupables.

[...] Une preuve que le Juif est un sous-homme, c’est que nous, misérables, nous les employons à des tâches que nous répugnons de faire. [...] La pire insulte qu’un Marocain puisse faire à un autre, c’est de le traiter de Juif. Il paraît même que Dieu s’en offense.

[...] C’est avec ce lait haineux que nous avons grandi, c’est dans cette tension que nous avons compris ce qu’était un Juif, nous gamins de la misère.

[...] Mes amis d’enfance sont demeurés antijuifs. Ils voilent leur antisémitisme virulent en soutenant que l’Etat d’Israël a été la création de l’impérialisme occi­dental. Mes camarades communistes eux-mêmes sont tombés dans ce piège. Pas un numéro de la presse communiste ne dénonce l’antisémitisme des Maro­cains ni celui du gouvernement. [...] Or, il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que les croix gammées tapissent les murs, et de tendre l’oreille pour saisir combien est ancrée dans les cœurs la haine du Juif, même dans une classe paysanne très arriérée qui ignore ce que signifie Israël, donc, qu’il y a un "conflit politique" judéo-arabe. Tout se passe au contraire comme si le Juif était cet ennemi héré­ditaire qu’il faut éliminer, une épine dans la plante des pieds qu’il faut arra­cher, un mal qu’il faut détruire. »

La condition juive fut, tout du long, une condition « négative », marquée de ne pas avoir reçu en partage ce qui facilite chez tous les hommes la sérénité : un pays natal et une égalité indiscutés (4). Certes, les Juifs ont des droits comme ceux des autres hommes, et toute l’histoire du XXe siècle répercute ce credo d’une seule voix. Mais d’une seule voix aussi, l’histoire du siècle écoulé montre partout combien la condition juive a régressé. Entre 1933 et 1945, dans le sillage du IIIe Reich, l’Europe est passée de l’émancipation démocratique à la re-ségrégation. Dans l’Europe communiste d’après 1945, l’égalité proclamée par le discours officiel cachait mal une sourde discrimination. Dans le monde arabe, l’abolition de la dhimmitude par la [Sainte] Porte [la Turquie] (1856) et les proclamations d’égalité ont pau­vrement masqué la mise à l’écart sournoise des Juifs dans tous les domaines, a fortiori quand, à partir des années 1930, se mettent en place les processus d’in­dépendance qui entraîneront à terme, hors de tout "contexte palestinien", l’exode des Juifs d’Orient.

Le monde judéo-arabe ne fut ni l’enfer que certaine passion juive actuelle tend à camper, ni cette « symbiose de tolérance » qui constitue à la fois la légende dorée des bien-pensants et une arme de la propagande arabe. La précarité fut la marque de la condition juive hors d’Europe aussi : la dynamique du sionisme ne peut s’entendre qu’à partir de cette atonie qui a gangrené la vie de plusieurs générations.

L’aliénation explique l’absence des Juifs en tant que tels sur le plan politique.
Comme le silence des Juifs orientaux sur leur histoire, ou le récit magnifique
que certains en font et qui sonne parfois comme l’écho d’une soumission ancienne. Comme si les Juifs avaient accepté en silence de ne pas disposer des mêmes droits que leurs contemporains, comme s’ils avaient assumé l’infério­rité qui les stigmatisait et que, habitués à la persécution, ils avaient fini par l’imputer au « destin » et à la « fatalité » (5).

L’aliénation juive met en scène un muet politique, constamment suspecté de dis­simuler, dans chacun de ses engagements, la part de sa dimension juive... Dépourvu d’existence propre, le Juif se doit d’être le seul homme de la Création à parler au nom du « genre humain » en mettant son identité de côté quand il s’engage sur le terrain politique.

« Déjà, avant guerre, analysait Edgar Morin dans Autocritique (1959), j’avais peur de réagir en Juif aux événements politiques et j’étais heureux de m’opposer, pacifiste, au “bellicisme” de la plupart des autres Juifs. Au cours de l’été 1940, je me disais : "Mieux vaut le salut de 40 millions de Français que celui de 500 000 Juifs". Les premières mesures raciales me ren­forcèrent dans cette sorte d’acceptation attristée. Si je n’avais pas été Juif, j’au­rais réagi dès les débuts de l’Occupation contre l’immonde antisémitisme, du moins je l’espère. Mais, me voulant plus lucide sur un point, je devenais plus aveugle sur l’autre.

J’étais même prêt à accepter l’immolation des Juifs si le salut des autres Fran­çais était à ce prix – si la fatalité de l’Histoire l’exigeait. Cette sorte de mentalité sacrificielle ; quoique inséparable de mes prises de conscience, a toujours dévié et retardé mes prises de conscience. » (6)

Quand le Juif met en garde ses contemporains que « ce n’est pas en tant que Juif qu’il parle, mais en tant que Français (et en tant qu’homme) », c’est l’aliéné qui parle par sa bouche, celui qui doit s’absenter de lui-même pour exister politi­quement. Celui qui, comme tout opprimé, prétend pouvoir dépasser ces limites quand le propre de l’aliénation est d’abolir la liberté du choix. Alors que le regard hostile de l’oppresseur façonne, pour partie, le visage de l’opprimé, mar­quant sa vie du signe de la crainte et du manque. Désigné comme tel, c’est en tant que tel seulement que le Juif devra se défendre. Ce trait-là constitue pré­cisément le socle d’une même condition juive partout sur la terre.


La géographie du ressentiment


L’ennemi m’oblige à redessiner mon identité. C’est donc à partir de son regard que je peux défaire l’aliénation qui m’enserre. Appartenir au genre humain ne suffit plus quand la qualité d’être humain n’est plus qu’une abstraction.

Or, le sionisme redonne la parole à des opprimés en tant qu’opprimés comme, à sa suite, l’Etat juif met au rebut la dhimmitude. Mais quand le conquérant et l’op­presseur sont humiliés par la révolte de celui qu’ils oppriment, quand le schéma de domination est bousculé, la blessure psychique s’ouvre pour longtemps.

Tandis qu’à l’inverse, la liberté recouvrée de l’opprimé enrichit le monde : dès lors qu’il reconnaît et qu’est reconnue en miroir sa singularité, il peut reconnaître l’autre dans ce qu’il a de singulier.

« Notre liberté libérera l’univers ; nos richesses l’enrichiront, nos grandeurs l’agrandiront ; et ce que nous tenterons en Pales­tine pour notre salut servira puissamment au bonheur de tous les hommes » (7).

Mais quand l’humilié recouvre ses droits, voici l’oppresseur rouge de colère, dési­reux même d’exterminer cet ancien sujet dont il vit l’existence recouvrée comme la négation de son existence propre. Ainsi, le monde arabe voit-il dans l’Etat d’Israël (et le sionisme qui en fut le terreau) une suprême humiliation. Quand la victime se redresse, quand la rébellion contre le maître nie celui-ci comme maître, c’est tout le schéma mental de domination qui structure le monde arabe qui en sort ébranlé pour longtemps.

En Occident, enfin, on peut se demander pourquoi tant de milieux si peu concernés par ce minuscule conflit territorial versent-ils avec constance, depuis quarante ans pour beaucoup, voire davantage pour quelques uns, dans un anti­sionisme radical ? Parce que la libération de l’opprimé insupporte toujours à son bourreau. Or, c’est la voie d’un refus du sionisme, vécu comme la rédemp­tion des Juifs déchus, qu’entre 1917 et 1945 empruntèrent très logiquement les milieux animés de la plus intense des judéophobies, au premier chef : l’Eglise catholique, les mouvances d’extrême droite et le IIIe Reich. Là même où, avant 1945, le Juif était accusé de venir d’Asie, comme le soutenait l’idéologue nazi Rosenberg, qui voyait dans le sionisme « l’avant-garde du panasiatisme », aujour­d’hui, le sionisme figurerait plutôt l’avant-garde de l‘impérialisme européen. On sommait jadis les Juifs de déguerpir en Palestine, à l’instar de ce camelot mar­seillais qui, un jour d’août 1905, enjoignait au petit Albert Cohen d’« aller voir à Jérusalem » (8)... Aujourd’hui, on leur crierait plutôt de « libérer la Palestine » [*]... On leur reprochait jadis leur dispersion et leur « absence » de sens de l’Etat. On leur reproche aujourd’hui leur sens de l’Etat-nation si puissant qu’il va jusqu’à ériger des murs « quand d’autres les abattent ». Quand l’heure était à l’exalta­tion de l’identité, on leur reprochait d’incarner le métissage. Aujourd’hui que le fond de l’air est à l’apologie de la mixité, on leur reproche d’incarner l’enra­cinement.

Depuis le premier congrès de Bâle (1897), l’antisionisme occidental sonne comme le refus d’en finir avec la figure juive de l’oppression. Il plonge ses racines dans cet antijudaïsme traditionnel qui avait fait de la soumission du Juif une pierre angulaire de l’économie psychique de l’Europe. Des siècles durant, dans les mentalités collectives dont nous sommes les héritiers, la déchéance juive fut synonyme de la vérité du message christique. Comme l’écrivait dans le journal La Croix un prêtre français à la fin du XIXe siècle [2]: « Ils sont maudits si nous sommes chrétiens ». Parce que la renaissance nationale juive fut perçue comme une forme de rédemption, le sionisme met en lumière cette « moder­nité régressive » sur laquelle sont venues se briser l’émancipation, la démo­cratie et les différentes stratégies d’intégration : les Statuts des Juifs dans la France de 1940 et 1941, comme la législation antisémite du IIIe Reich ont, le plus légalement du monde, détricoté un siècle d’émancipation juive en Europe. Que les Juifs ne fussent longtemps d’aucune patrie faisait d’eux ce « mauvais objet » qui nous permettait de vivre.

« Que veut dire Patrie ? Terre des pères, écri­vait, en 1886, Edouard Drumont, dans La France juive [...]. On ne s’improvise pas patriote, on l’est dans le sang, dans les moelles. Le Sémite, perpétuellement nomade, peut-il éprouver des impressions aussi durables ? » [3].

Mais voici que les Juifs s’enracinent, perturbant au passage les représentations mentales de l’Oc­cident. Le sionisme insupporte à l’Europe quand il ancre les Juifs dans leur terri­toire, comme lorsqu’il nage à contre-courant d’un monde occidental porté à l’apologie du mélange. Edifier un Etat juif dans un tel contexte fait figure d’ar­chaïsme réactionnaire. Pire encore, c’est transformer les Juifs, victimes princi­pales du nationalisme racial moderne, en ses véritables inventeurs. Ou com­ment travestir l’histoire pour soulager, à point nommé, la culpabilité des assassins. Certes, l’histoire juive est atypique, c’est le résultat d’un mouvement national singulier qui, à rebours des autres mouvements nationaux, est passé de la cul­ture au politique, puis du politique au territoire. C’est aussi le fruit d’un monde assassiné, et dont les descendants nourrissent, depuis lors, une défiance ins­tinctive à l’endroit de « l’espèce la plus dangereuse » (Germaine Tillion). De là, la volonté de se retrouver pour construire un Etat-nation quand tant d’autres rêvent d’abolir les frontières.

Enfin, le refus arabe a sa part dans cette tragédie. C’est l’histoire inentamée d’un rejet, en dépit des avatars de la diplomatie (deux accords de paix signés : avec l’Egypte, puis avec la Jordanie), l’histoire du refus, venu du plus profond de l’opi­nion, d’une souveraineté juive en Terre sainte, et qui a fait de l’Etat juif une forteresse murée dans une attitude obsidionale. L’acceptation de l’Etat d’Israël du fond des arrière-pensées et des consciences aurait permis à l’Etat juif, depuis longtemps, de ne plus faire figure de nouveau Massada, isolé aux confins lointains de l’Europe.

Le sionisme fut, enfin, récusé par des Juifs eux-mêmes, qui repoussent l’idée d’un pouvoir politique et militaire, seul à même de rendre aux Juifs la maîtrise de leur destin. La victoire de 1948 a fait oublier combien l’idée d’un Etat juif avait jadis coalisé contre elle de nombreux intellectuels : Hermann Cohen, Franz Rosens­weig, Martin Buber, Gershom Sholem, Hannah Arendt, etc. Soixante ans plus tard, leurs épigones israéliens, confondant citoyenneté et nationalité, militent pour une « déjudaïsation » du drapeau et de l‘hymne national d’un Etat dont ils veulent faire ce qu’il est déjà, l’Etat de tous ses citoyens.

Le post-sionisme est l’héritier de cette opposition juive à un Etat national. La géné­ration qui a formé les intellectuels israéliens des années 1970-1980, a nourri le climat qui semble l‘emporter au sein d’une partie des élites d’Israël. Une pro­pension nourrie à l’auto-dénigrement et à l’auto-accusation, venue du cœur même de l’Etat juif, vise à remettre en cause le bien fondé de la démarche poli­tique du sionisme. Ce courant de pensée met en scène, durant la Seconde Guerre mondiale, un Yishouv cynique qui eut tôt fait d’abandonner les Juifs d’Eu­rope à leur sort, préoccupé qu’il était du seul souci de l’Etat à créer. Il montre un Etat d’Israël exploitant les souffrances des rescapés. Il fait de l’entreprise sioniste de 1948 une armée d’assassins et de spoliateurs de terres, campe l’Agence juive en instrument d’une manipulation du désarroi des Juifs des pays arabes et s’entend pour voir dans le sionisme une entreprise colonialiste du XIXe siècle qui aurait « inventé » de toutes pièces le « peuple juif » (9). Cette « folle aven­ture », enfin, aurait dégradé les « bonnes relations » que Juifs et Arabes entre­tenaient jadis...

Souvent d’origine ashkénaze, un grand nombre de ces intellectuels israéliens sont habités par le ressentiment. En rupture avec l’Occident qui les a faits et dont ils se sentent, à raison, partie prenante, souffrant d’une angoisse sociale inavouée, ils enragent (à bas bruit) de se trouver relégués dans ce coin perdu du Proche-Orient où, comme leurs parents avant eux, arrivés là le plus souvent faute d’autre choix, ils se sentent en exil. Leurs refus met en lumière la dimension désa­liénante de l’entreprise sioniste, cette libération psychique de l’image de soi. Pas seulement celle du sujet juif, mais plus largement celle de tout sujet humain qui fait retour au politique, c’est-à-dire à la volonté de déterminer librement sa vie. Cette liberté-là, précisément, explique que les mêmes qui « tolèrent » le judaïsme en pleurant d’abondance sur la Shoah, sont souvent aussi les premiers pour­fendeurs du sionisme. Premiers contempteurs d’un mouvement qui brise une soumission si ancienne qu’elle paraît consubstantiellement liée au judaïsme lui-même. En libérant sa parole, le Juif émancipé met en péril un équilibre bâti jusque-là à son détriment. Celui du monde occidental comme celui du monde arabo­-musulman qui ont longtemps fait de cette figure d’altérité la cristallisation du dégoût, de l’impureté et de la violence. C’est pour cela que le sionisme dérange l’économie psychique des mondes établis ; c’est pour cela qu’il n’est pas seulement un mouvement national. En mettant en marche un projet politique désireux d’en finir avec l’aliénation du colonisé, en transformant un destin subi en une des­tinée assumée, il parle à tous les soumis de la terre, à tous ceux qui à la surface du monde sont encore parlés par d’autres.


Georges Bensoussan

© Controverses


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Notes

(1) Bulletin de l’Alliance Israélite universelle, 2° semestre 1876.

(2) Ibid., avril 1929.

(3) Saïd Ghallab, « Les Juifs vont en enfer », dans Les Temps modernes, n° 229, 1965, pp. 2248-2251.

(4) Cf. Albert Memmi, Portrait d’un Juif, 1962, réédition Folio Gallimard, 1962.

(5) « A la différence des colonisés, écrivait Memmi en 1962, le Juif est un si vieil opprimé qu’il ne croit même plus tellement à son droit de vivre parmi les autres. » Albert Memmi, Portrait d’un Juif, p. 262.

(6) Edgar Morin, Autocritique (1ère édition, 1959), réédition Points-Seuil, p. 30.

(7) Th. Herzl, L’Etat des Juifs.

(8) Albert Cohen, Ô vous, frères humains..., Gallimard, 1972.

(9) Aucun historien sérieux ne prétend le contraire, sauf à faire dans le déterminisme racial et eth­niciste.

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Notes d’upjf.org

[1] Cf. Mortimer B. Zuckerman, "Graffitis sur le mur de l’histoire: Le nouvel antisémitisme" (Jewish World Review, 29 oct. 2003, trad. Fcse upjf.org): « la spirale de la violence palestinienne prouve une détermination sans faille de poursuivre le conflit. La réflexion d’Amos Oz, l’écrivain israélien de gauche, est pertinente. Il est obsédé, dit-il, par la remarque qu’avant l’Holocauste, on lisait des graffitis "Les Juifs en Palestine", alors qu’aujourd’hui, on lit : "Les Juifs hors de Palestine". » « Pour les Juifs, le message est simple », constate Amos Oz : « Ne soyez pas ici, ni là, c’est-à-dire : ne soyez nulle part. »

[2] Voici la référence et le contexte de cette citation : P. Sorlin, «La Croix» et les Juifs (1880-1899). Contribution à l’histoire de l’antisémitisme contemporain, Grasset, Paris, 1967, pp. 136, 137. « Il a été dit que la malédiction resterait toujours sur ce peuple… [Le judaïsme est une] religion maudite… Le peuple juif est déchu depuis le jour du déicide et de la malédiction […] On doit certes beaucoup de charité aux juifs, et les papes en ont donné l’exemple, mais les admettre dans la société chrétienne, c’est déclarer que le déicide dont ils portent la malédiction perpétuelle ne touche plus notre génération […] Oui, ils sont maudits si nous sommes chrétiens. Dès lors ne doivent-ils point au moins participer à l’horreur que cause dans la nature le serpent maudit ? On chante la colombe, on n’a jamais de poésie pour un nid de reptiles, fussent-ils innocents. Tous les serpents qui rampent, cependant, ne sont pas venimeux, mais à tous on applique invinciblement la malédiction […] On sera obligé de reconnaître qu’aucune société ne peut vivre avec cet élément destructeur : les maudits. »

[3] E. Drumont, La France juive. Essai d’histoire contemporaine, Paris, C. Marpon et E. Flammarion, 1886, 2 vol. ; vol. 1, p. 58.

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samedi 10 octobre 2009

le Grand Dictionnaire Encyclopédique

Oeuvre monumentale, réalisée par l'immense

Laurent MURAWIEC

AFP : agence de presse chargée de la propagande extérieure de l’Autorité palestinienne. (Voir aussi Reuters).

Aide (arabe) : en additionnant les annonces officielles arabes annoncées à l’occasion des sommets arabes et islamiques, l’aide versée aux Palestiniens depuis 1948 se monte à 794 milliards de dollars.

Aide internationale : voir dans la Bible la manne envoyée du Ciel. Ici, le Ciel est remplacé par les ONG et organisations internationales, et permet de ne jamais se soucier des contraintes imposées par la réalité (budgets, déficits, etc.).

Al-Andalus : Paradis terrestre. Démonstration irréfutable que l’impérialisme islamique est une bénédiction pour tous, et que tout le monde l’adore. Ne jamais mentionner les pogromes commis par les Almohades et les autres, contre des Juifs et des chrétiens, ni l’infériorité constitutive qui les frappait.

Ambulance : camionnette revêtue des insignes du Croissant rouge. Elle a pour fonctions principales : (1) le transport de terroristes vers les lieux d’un attentat, (2) le transport d’armes, (3) l’exhibition télévisée (voir : CNN, BBC, France 2, etc.) au cas où elle a été atteinte par un projectile, et (4), le cas échéant, le transport des blessés (s’en procurer de faux si on n’en a pas de vrais sous la main et arriver à l’hôpital dans un vrai show son et lumière, après avoir prévenu les media susnommées). A ne jamais oublier, plus généralement, dans les mises en scène de douleur palestinienne.

Amnesty International : un Palestinien tue un Juif : quelles bonnes raisons le Juif a-t-il donné au Palestinien pour justifier son acte ? Cf. rapport d’Amnesty International no. 943/b/5 « 43 bonnes raisons » !

Amour de la vie : faiblesse méprisable des Juifs et des chrétiens.

Arabe : victime incarnée de l’impérialisme, du colonialisme et de l’exploitation (voir aussi : comptes en Suisse).

Arafat (Yasser) : Personnage de cirque au remarquable talent de ventriloque, d’illusionniste et de prestidigitateur. Tueur sans scrupules. Grand talent de papier tue-mouche sur lequel s’engluaient les idiots utiles. Egyptien crevé à paris, le jour de la Victoire 11/11/2004, suite à un empoisonnement au virus HIV attrapé par l'anus. Ami de l'ex occupant de l'Elysée. Ce dernier le fit naturaliser Hiérosolymite à titre posthume et fantaisiste.

Armée arabe : corps militaire aux fonctions variées : (1) se faire écraser par les armées adverses, (2) massacrer la population civile de son pays, (3) absorber un tel niveau du PNB qu’il ne reste plus rien pour le reste des besoins, sauf pour les kleptocrates au pouvoir.

Assassinat : (1) acte israélien ignoble ; (2) nom inadapté donné par la presse sous domination des Juifs à l’élimination d’un bourreau sioniste.

Auschwitz : « Les Allemands ne pardonneront jamais Auschwitz aux Juifs » a dit le psychiatre Zvi Rex. Idem, les élites françaises ne pardonneront jamais Vichy aux Juifs.

Barre (Raymond) : Français innocent enfin crevé. Fonctionnaire pour qui la défense du parti du fonctionnariat passe toujours avant toute autre considération.

Barrière de sécurité (« mur ») : good walls make good neighbors, (« les bons murs font les bons voisins ». Ndlr.) sauf au Moyen Orient. Empêche regrettablement le libre accès palestinien aux Juifs à exterminer. (« Shocking ! » - une journaliste de la BBC).

Barrière israélienne : crime suprême - coupe en deux des vergers - qui justifie à lui seul la re-convocation du Tribunal de Nuremberg.

BBC : « Mais évidemment, vous ne pouvez pas soutenir sérieusement qu’Israël ne se conduit pas comme un Etat nazi… ? ». Question objective posée par une présentatrice équilibrée de la BBC au cours d’un débat télévisé courtois.

Bébé : futur sioniste. Cible légitime.

Bet’ selem : organisation israélienne qui se consacre à tendre l’autre joue des autres Israéliens.

Blonde : chez la femme, couleur de cheveux favorite des jihadis candidats au meurtre, pour l’heure de la gratitude d’Allah.

Bôle-Richard (Michel) : Victime incurable de troubles oculaires : témoin d’un crime qui identifie catégoriquement l’assassin comme la victime. A le nerf optique si endommagé qu’il a été embauché comme photographe par Le Monde mais pourrait tout autant faire l’affaire à l’Agence Reuters (voir plus haut).

Bombe : expression anxieuse de griefs et de frustrations diverses.

Bourreau : caractère héréditaire, état natif de l’Israélien ; voir les Protocoles des Sages de Sion et lire Edgar Morin.

Bousquet (René) : tueur de Juifs méthodique, mais il ne leur en voulait pas pour autant.

Budget : de quoi ? Vous rigolez ? On est à Ramallah (Gaza) ici ?

Camp : Partout ailleurs, un « camp de réfugiés » est une ville de toile faite de tentes et plantée sur la boue ou la poussière. Un camp palestinien n’est pas un camp, n’a pas de tentes et n’abrite pas de réfugiés : c’est une ville en dur, avec des rues, des immeubles élevés, etc. Il abrite des Palestiniens parqués de force par leurs « frères arabes » et arnaqués par les «leaders palestiniens ». N’invoquer que le misérabilisme victimaire. Cameraman, SVP, pas trop de plans sur ces immeubles – il faut faire dans le style bidonville.

Capitulations : à partir du XVIème siècle, immunités et privilèges concédés à la France, puis à d’autres nations « franques » par le Sultan d’Istanbul dans ses domaines (au pluriel). Plus récemment, état normal des relations euro-arabes (au singulier).

Caricatures : voir émeutes.

Chabot (Arlette) : personnalité télévisuelle (France 2) ; comme l’état-major de l’Affaire Dreyfus, est en possession de toutes les preuves qu’il faut mais n’en montrera aucune, ce qui contribue, évidemment, à asseoir sa crédibilité (référence : Mohammed al-Dura).

Chirac (Jacques) : patient victime d’une maladie; vient de perdre son immunité. Transformateur de l’adage : « L’argent n’a pas d’odeur. ». Fut conseiller, ami intime et protecteur personnel d'Arafat. Sa retraite laisse des plaies béantes.

Communauté internationale : entité amorphe dont la fonction principale est de condamner Israël et accessoirement les Etats-Unis. Mot-mélasse dans lequel la pensée s’englue.

Complot : sécrétion naturelle du monde non-arabe et non-musulman, qui n’ont qu’une seule passion : les détruire par les moyens les plus tordus.

Crime de guerre : activité de routine des Israéliens (voir : doigt palestinien coincé dans la porte et vociférations ultérieures).

Crime de guerre : notion a priori totalement et radicalement inapplicable à quiconque est palestinien ou même arabe.

Dhimmi : statut passionnément convoité par les chrétiens, les Juifs, les zoroastriens et autres Sabéens, en terre conquise par l’Islam. Comprend l’humiliation systématique, de nombreuses interdictions, empêchements et infériorités. Il faut être non-Musulman pour adorer ce statut.

Diplomate : confectionneur de plats moyen-orientaux dont toutes les recettes commencent par : « jeter: Israël dans l’eau bouillante » (var. : « dans le four. »)

Djihad : combat spirituel et intérieur qui consiste principalement à massacrer Juifs, chrétiens, hindouistes et musulmans dont la tête ne revient pas au Djihadiste.

Enderlin (Charles) : Scénariste et producteur de fictions. Capable de transformer le vivant en mort ; de faire apparaître et disparaître les cicatrices ; d’empêcher les blessures par balles de guerre de saigner. Journaliste à l’objectivité sans faille. Modèle professionnel de Jacques Chirac et des journalistes français. Détenteur de rushes invisibles, mais néanmoins accablants. Les montrera le jour suivant la Saint-GlinGlin 2019, à cause d’une clause signée avec les acteurs, MM. Al-Dura père et fils.

Enfants : futurs suicidés s’ils sont Palestiniens.

Envoyé spécial : toujours disponible au bar du grand hôtel pour partager ses tuyaux avec ses collègues, qui les ont reçus des mêmes sources. Aurait pu écrire son papier avant d’arriver, sauf le prénom (Ahmed) du chauffeur de taxi, qui permet de donner un visage humain à la souffrance palestinienne.

Etats-Unis : l’impérialisme incarné ; toujours exiger plus de subventions de leur part, et qu’ils traitent sur un pied d’égalité leurs amis et leurs ennemis.

Fatah : organisation modérée dont le credo (Brigades des Martyrs d’al-Aqsa) est de tuer des Juifs. On notera la différence radicale avec le Hamas de pourritures, dont l’objectif est de tuer beaucoup plus de Juifs.

Finkielkraut : (Alain) : Coupable. Le faire taire.

Frères musulmans : matrice du Hamas ; l’extermination des Juifs est à son programme. Ne pas faire attention, c’est un artifice purement rhétorique pour mobiliser les masses.

Frustration (souvent usité en ajoutant « et colère ») : condition infantilisante attribuée au Palestinien par les victimologues. Ailleurs, les êtres humains agissent sur une base politique, ils font des choix plus ou moins rationnels. Dans les territoires, ce sont les émotions primitives qui sont censées devoir tout déterminer.

Garaudy (Robert) : spécialiste du grand écart : rien de ce qui est antisémite ne lui aura été étranger.

Gauche : a enfin pu, pour l’essentiel, se débarrasser de cette aberration temporaire que fut sa brève sympathie pour Israël. On respire.

Gauchiste : s’est pris pour un Juif allemand pendant cinq minutes, il y a fort longtemps. Cela n’a heureusement pas duré. S’est rattrapé depuis.

Gaza : a la « densité démographique la plus élevée du monde ». Cliché journalistique inepte mais fréquent. Les chiffres officiels : Gaza, 3 823 habitants par kilomètre carré, Paris XIème arrondissement : 41 053 hab./km2, Kowloon (Hongkong) : 1,9 millions/km2.

Genet (Jean) : la trajectoire la plus courte du SS au Palestinien : le sur-place.

Guerre des Six Jours : grande victoire syro-égyptienne, durant laquelle les chars israéliens furent lamentablement incapables de couvrir les derniers 50 kilomètres qui les séparaient de Damas et du Caire.

Hamas de pourritures : organisation charitable ; pourvoyeur de services sociaux pour les Palestiniens ; vecteur de La Rage et de La Frustration. Partisan irréductible de l’extermination des Juifs et d’Israël. Ne traiter le fait que comme exagération rhétorique bien compréhensible de la part des Victimes.

Hitler : n’en a pas fait assez. Mais ce qu’il a fait, mazette ! Objet d’admiration éperdue dans le monde arabo-musulman, lequel n’est pas antisémite « puisque les Arabes sont des Sémites. ». Allez, encore une rafale ! Grand admirateur du mufti de Jérusalem? Hadj Ami Al Husseini.

Holocauste : n’a jamais eu lieu. A eu lieu mais de façon bien moindre que ne le prétendent les Juifs. Grand mensonge inventé par les Juifs pour dominer le monde. Cf. le grand historien Ahmadinejad et le très grand historien David Irving. Voir Sigmund Freud : vous ne m’avez jamais prêté ce chaudron, d’ailleurs je vous l’ai rendu, et il était percé.

Honneur : (voir aussi dignité), valeur absolue qui détermine le comportement au détriment de tout le reste. « L’honneur des Arabes », « l’honneur de l’Islam ». Exige, en particulier, le meurtre des filles, sans parler du meurtre des autres. Comportement toujours respectable parce que culturellement « authentique ».

Houri : 1/72ème de la récompense spirituelle des combattants. Virginité garantie, grâces rendues à Allah !.

Human Rights Watch : a beau mentir qui vient de loin.

Impérialisme : action magique menée à distance et secrètement, qui permet d’expliquer le tohu-bohu et l’arriération qui règnent au Moyen Orient et la totalité des turpitudes commises par les classes dirigeantes. « C’est à cause de l’impérialisme que… ».

Innocent : catégorie inexistante hors le monde musulman.

Irving (David) : grand historien anglais, persécuté par les Juifs.

Islam : Religion d'Amour, de Tolérance et de Paix, sauf tout le temps et partout, pour des raisons hautement justifiées.

Islamophobie : ne pas se prosterner devant la moindre manifestation de l’Islam. Suggérer, même à mots couverts, la moindre relation entre Islam et terreur est « islamophobe ». Insinuer, même prudemment, un lien entre émeutes de banlieues et religion d’origine ou de souche des perpétrateurs est ultra-islamophobe.

Jeningrad : Grenouille que les media objectifs (BBC, AFP, Reuters, Le Monde) avaient essayé de faire aussi grosse qu’un bœuf. La grenouille a explosé, non sans avoir, auparavant, fidèlement servi la Cause pendant quelques semaines. Les bovins n’en sont pas encore revenus : la farce dure d’habitude plus longtemps.

Jérusalem : troisième lieu saint de l’Islam, premier lieu saint du Cliché journalistique. Comme le disaient feu Yasser Arafat et feu le roi Fayçal d’Arabie, il n’y a jamais eu de présence juive dans la ville. Curieuse manie des Juifs d’y voir leur unique lieu saint.

Juifs : toupet infernal de dhimmis, qui, au lieu de se prosterner humblement prétendent résister à la Nation d’Allah. Du jamais vu ! Le châtiment devrait être exemplaire.

Lelong (Père) : prêtre d’une bonté si angélique qu’il sourit béatiquement sous la torture infligée aux autres.

Le Monde : journal clérical pratiquant de confession laïco-islamique. Bêtisier permanent de la génuflexion islamophile.

Liban : pays que la France aime tellement qu’elle l’a laissé aux tendres soins de la Syrie et de l’Iran (« responsabilités historiques… liens affectifs… communauté culturelle… francophonie. »).

Massacre : au cas où un attentat a (temporairement, inexplicablement) retenu l’attention de la « communauté internationale » à cause du trop grand nombre de bébés israéliens tués, expliquer que le massacre « ne sert pas l’image [ou : les intérêts] de la cause palestinienne des déchets». Suggérer, de plus, que le Mossad ou le Shabak (Le Service israélien de Sécurité Général. Ndlr.) étaient impliqués.

Massignon (Louis) : islamologue, inspirateur intellectuel de la « politique arabe de la France ». L’avait lui-même lancée dans les bordels homosexuels du Caire.

Mazen (Abou, dit Mahmoud Abbas) : Auteur d’une thèse de doctorat remarquée à l’Université Patrice Lumumba de Moscou ; y analysait le document qui prouvait l’existence d’un maléfique complot juif à travers les âges (Cf. Protocoles des Sages de Sion). Depuis, s’est mué en modéré.

Mein Kampf : Excellente pédagogie quant à la nocivité des Juifs. En vente dans toutes les bonnes librairies arabes. Les nouvelles éditions moyen-orientales intitulent la traduction : Djihad.

Mossad : a monté la destruction des Tours Jumelles en manipulant des Musulmans qui n’en étaient pas et étaient d’ailleurs incapables de monter un coup de ce genre, la Gloire d’Allah soit sur eux, puisque aucun vrai Musulman…. De plus, la CIA et Cheney étaient dans le coup.

MRAP : Mouvement pour le Respect d'Allah et de la Palestine : organisation communiste consacrée à la délégitimation d’Israël et à la paix entre les autres peuples.

Mur : à Berlin, servait à empêcher les Allemands de l’Est de fuir la RDA ; en Israël, sert à empêcher les assassins extérieurs de tuer ceux qui sont à l’intérieur. La totale ressemblance saute aux yeux.

Nasrallah (Cheikh) : a instamment émis le vœu qu’un grand nombre de Juifs s’installent en Israël afin qu’un plus grand nombre soit exterminé d’un coup à l’heure du grand règlement de compte. Omettre cette rhétorique de détail, somme toute bien compréhensible de la part des Opprimés. Homme politique qu’il convient d’intégrer au jeu parlementaire et de ne pas isoler (d’après un ancien premier ministre français à la chevelure abondante).

Nazis : alliés et amis des Arabes, devenus malheureusement moins efficaces après 1945.

Occupation : la raison pour laquelle un Palestinien vient de se coincer le doigt dans la porte. Qui ne voit pas la causalité est islamophobe.

ONG : organisation auto-chargée d’avaliser la moindre baliverne émise par les organisations antisémites. N’ont jamais rencontré de dictateur arabe dont elles ne croient à la bonne foi, ni de tueur qui n’ait de circonstances atténuantes.

ONU : « machin ». Embryon de Droit international qui justifie à lui seul toutes les campagnes pour l’avortement. Jack l’éventreur y mène l’enquête, Pierrot le Fou y rend la justice, le prêtre y est un assassin récidiviste. Le pot-de-vin n’y est pas accepté à moins d’un hectolitre.

Pacifiste : Agneau qui adore dîner avec le loup, pourvu qu’Israël soit dans l’assiette (voir « idiot utile »).

Papon (Maurice) : Expéditeur spécialisé en futurs morts, et qui leur en veut. Figure moderne de Jean Valjean. N’a jamais rien fait dont son chef de service ait eu à rougir.

Palestine : petit bout de papier collé sur les cartes et atlas arabes pour cacher Israël

Palestinien : (1) bébé phoque de la Gauche européenne et de la Droite bien-pensante. (2) Espèce de victime largement préférée au Tibétain, au Darfourien, à l’Indio et autres. A l’avantage sur les autres d’être corrélatif de la haine du Juif. (3) D’apparition récente, inventé par le Colonel Nasser et fort prisé des régimes arabes et musulmans les jours de sommets diplomatiques. (4) N’est jamais responsable des conséquences de ses actions : c’est toujours la faute des autres.

Pierre (Abbé) : si l’on ne peut même plus chercher la vérité historique auprès des révisionnistes, où va la charité ?

Plan de paix : projet de « règlement » du conflit où la subtilité des détails proposés n’a pour but que de masquer les réalités. Il faut faire semblant d’y croire et s’agiter pour y faire croire. Il est impossible d’être Secrétaire d’Etat américain sans pondre un tel Plan qui portera son nom. Au fil des années l’activité s’est démocratisée : tout un chacun peut désormais y aller de son plan à lui.

Politique arabe (de la France) : reconstitution velléitaire d’empire dissous ; reniement post-daté de la bataille de Poitiers ; lancée au compte du général de Gaulle par le nazi Jacques Benoist-Méchin ; l’art de faire financer par le contribuable français le don de crédits bonifiés, jamais remboursés, à certains pays, dans le but de leur faire soutenir le rôle soi-disant prééminent de la France dans le monde, tout en leur donnant des armes dont ils sont incapables de se servir. Voir aussi : financement des partis politiques français. Voir enfin : Jacques Chirac (financement des campagnes électorales de).

Porte (doigt dans la) : instrument du complot juif – c’est l’endroit où le comploteur voulait introduire le doigt palestinien pour lui faire du mal.

Presse arabe : est à la politique arabe ce que les égouts sont aux cloaques.

Prisonnier : (a) palestinien: a droit à un avocat ; (b) sioniste : à droit à la torture.

Processus de paix : beaucoup de processus, aucune paix. Permet à de nombreux diplomates de voyager en première classe pour y participer, à beaucoup de journalistes de secouer leurs micros, aux experts de pontifier. Il ne s’y passe jamais rien, mais quelle poudre aux yeux !

Production (terme économique) : pratique peu usitée et nuisible à la cause palestinienne des déchets, qui a, avant tout, besoin d’armes.

Proportionnalité : absence de réaction israélienne à une sanglante attaque arabe.

Protocoles des Sages de Sion : best-seller, source toujours republiée de la Vérité historique. Voir Al-Ahram, et la quasi-totalité de la presse arabe et iranienne. Ne pas faire attention, de toutes façons, c’est juste de la propagande.

Quai d’Orsay : bâtiment de belle allure sis sur les rives de la Seine. Peuplé de personnages à particules qui ne voient que ce qu’ils veulent croire. Rempli de praticiens horizontaux de la politique arabe de la France.

Rage : voir frustration. Terme censé tout expliquer : résultat naturel de la condition victimaire. Accepté comme raison suffisante de l’action terroriste « qui a la rage, a tous les droits, en particulier celui d’assassiner ».

Réfugié : s’il c'est un Palestinien, caste héréditaire : on est réfugié de père en fils et de mère en fille, comme certains sont cordonniers ou serfs. Exception géopolitique unique : nul ne parle de « réfugiés » allemands (12 millions d’expulsés en 1945) ni de leurs enfants, petits-enfants et arrières petits enfants. Entretenu depuis 1948 par le contribuable occidental (UNWRA), ce qui permet de maudire ce dernier du matin au soir.

Résistance : terme mésusé depuis longtemps pour valoriser l’assassinat des civils en Israël, en excipant d’une parenté avec le mouvement français du même nom qui, de 1940 à 1944, n’assassinait jamais de civils allemands, encore moins de femmes et d’enfants. On voit tout à fait Jean Moulin torturer les enfants de Klaus Barbie (au cas où il n’y arriverait pas, Jacques Vergès accourrait à la rescousse).

Reuters : agence de fabrication et d’usage de faux photographiques et autres. Sa bonne foi a été moult fois surprise depuis 30 ans.

Rice (Condoleezza) : n’en a jamais fini d’apprendre que les roues sont rondes ; c’est qu’elle n’en avait auparavant aucune idée. Grande universitaire spécialiste de la Russie, qui n’a jamais publié le moindre papier sur la question.

Rue arabe : en anglais, rent-a-crowd (« louer une foule ». Ndlr.). Population urbaine oisive, toujours disponible pour accourir où les services de police appropriés lui remettent les slogans du jour (Israël, Etats-Unis). Par miracle, la BBC et CNN sont toujours sur place là où les manifestations spontanées vont avoir lieu (ne pas oublier les banderoles en anglais, SVP).

Rushdie (Salman) : fatwa à exécuter.

Saramago (José) : prix Nobel de littérature, mais très faible en calcul : confond en effet le chiffre 52 avec le chiffre 1,5 millions (voir Jenine-Auschwitz). Prouve que la réalité dépasse la fiction.

Sermon (khutbah) : appel au meurtre pour des raisons que Le Monde et l’AFP trouvent toujours compréhensibles (voir : occupation). Ne jamais en citer, cela pourrait ternir l’image des Palestiniens.

Sharon (Ariel, dit Arik) : a personnellement égorgé avec sadisme plus de quatre vingts Palestiniens dans les « camps » de « réfugiés » de Sabra et Chatila. A également personnellement torturé 879,321 Palestiniens, gazé sept millions d’entre eux, érigé un mur pour empêcher les victimes de ses nombreux crimes de venir légitimement tuer des civils israéliens. A, de plus, écrasé un bon nombre d’armées arabes au combat.

Sioniste (entité) : physiologiquement, le larynx arabe n’est pas apte à prononcer les syllabes is-ra-ël, ce qui est un drame anatomique. Ce mot-substitut, inventé par les phonologistes arabes, permet donc de nommer la chose sans émettre le son approprié. Bel exemple de compensation culturelle d’un défaut physique. Qui a médit de la science des Arabes ?

Sommet arabe : groupe d’individus bedonnants et barbus qui crient très fort sans se soucier du contenu, pourvu qu’à la fin, Israël soit condamné, ainsi que les Etats-Unis. S’embrassent de temps en temps sans se soucier des conséquences épidémiologiques.

Suez : grande victoire panarabe (1956), sous la direction des grands chefs de guerre arabes Eisenhower et Boulganine.

Syrie : pays dont les dirigeants sont des parangons d’honnêteté, d’intégrité et de bonne foi. Les prisons y sont vides, les salles de torture propres, les usines flambant neuves, les policiers sans reproche, et la croissance économique énorme. Favorite du Quai d’Orsay.

Terrorisme : arme du faible contre le fort (300 millions d’Arabes, 1,2 milliards de musulmans, 6,5 millions d’Israéliens).

Tolérance : notion inusitée.

Torture : continuation de la politique arabe par d’autres moyens.

Turc : occupant, exploiteur et tyran pendant neuf siècles environ. N’a pas suscité de résistance à l’impérialisme, au colonialisme et à l’exploitation.

Union soviétique (aussi : Russie poutinienne) : meilleure amie des arabes (jusqu’à 1991). L’extermination des Musulmans chez elle lui est rarement reprochée

Unité arabe : fétiche brandi à tout bout de champs pendant qu’on s’entre-égorge ; ne jamais oublier la crécelle !

Unité palestinienne des déchets : (voir : unité arabe). Scander le slogan, si vous êtes un tueur du Hamas, pendant que vous poussez un tueur du Fatah du haut du toit d’un immeuble élevé : ça donne une dignité politique très chic à votre action.

Utérus : arme secrète des Palestiniens - voir le slogan « Avec nos utérus, nous libérerons la Palestine » qui se réfère à l’ « arme démographique ». Lieu saint du féminisme arabo-musulman. Curieusement ignoré par les féministes occidentales, qui ne veulent la contraception que pour elles-mêmes, et, à la rigueur, le tiers-monde qui n’a pas pour devoir l’extermination d’Israël.

Verger (voir aussi oliveraie) : lieu sacré du culte journalistique de l’innocence paysanne bafouée par la soldatesque : "Les troupes israéliennes ont coupé les arbres des vergers".

Victime : état natif, permanent et éternel du Palestinien.

Villepin : postiche qui a eu naguère le désir de devenir perruque. Le fameux auteur de science-fiction Bossuet avait consacré un sermon à l’anticiper : « vanitas vanitatum et omnia vanitas.

Violence : « Nous n’avons pas d’autre choix que celui de la violence » : mode d’action glorieux et sacré auquel les autres forcent le Musulman radical dans tous les cas de figure ; le pauvre, comme si ce n’était pas le choix qu’il avait fait au départ.

Virginité : état favori de la femme ; multipliée par 72. Récompense offerte dans l’au-delà. Auto-régénération permanente de certaines parties du corps, dont l’absence ici-bas provoque immanquablement le meurtre de la porteuse d’absence. Preuve du caractère progressiste des révolutionnaires arabes.

Voltaire (Réseau) : groupement opposé au principe de non-contradiction.

Washington : ville qui souffle le chaud et le froid

Z : lettre qui s’applique à peine au monde musulman.


[Supplément]

Ahmadinejad : nabot, profession : tortionnaire. Essaie de faire avaler des amphétamines au Mahdi. Confond vecteurs balistiques et virilité. A besoin d’un rasoir, mais en ferait probablement usage sur quelqu’un d’autre.

Arabie saoudite : pays bienfaiteur de la démocratie occidentale, puisqu’il finance une grande partie des campagnes électorales de nombreux partis au pouvoir.

CIA : agence de renseignement américaine spécialisée dans la boulette, le loupé, l’erreur d’analyse, l’aveuglement, les prétentions illimitées, le désir de protéger son fromage de toutes ses forces ; a, de plus, installé au pouvoir les militaires syriens (1949), le colonel Nasser (1952). S’est trompée sur tous les événements depuis 1949. On comprend qu’elle soit l’épouvantail de la Gauche et de l’extrême-gauche.

Civil : milicien armé décrit par des « témoins palestiniens » et les « sources médicales » de Gaza à un reporter occidental, surtout une fois qu’il a été cabossé par l’armée israélienne.

Cypel (Sylvain) : lauréat du Concours Lépine, section journalisme d’investigation, sous-section : inventions pures et simples.

Droit de retour : n’est pas un droit, et, pour ses bénéficiaires supposés, ne serait pas un retour. Imitation absurde de La Loi du retour. Destinée à établir une fictive similarité entre Juifs et Palestiniens.

Emeute : forme de critique littéraire ou artistique (voir : caricatures de Mahomet).

Fisk (Robert) : Il n’y a pas un mensonge que ce propagandiste anglais n’ait promulgué afin de mieux propager la vénération de ses idoles palestiniennes. Titulaire de la chaire Joseph Goebbels du reportage à l’Université de Bir-Zeit.

Ha’aretz : hallucination collective dominante dans les régions septentrionales de Tel-Aviv, et qui met des lunettes roses devant les yeux des spectateurs.

Intellectuel : “Il faut être un intellectuel pour croire des choses de ce genre : nul homme normal ne pourrait être aussi stupide ». George Orwell.

Intellectuel égyptien : l’examen qui certifie cette qualité comprend les épreuves suivantes :
- vocabulaire : insultes antisémites

- histoire : Protocoles des Sages de Sion ; Œuvres de David Irving

- littérature mondiale : Mein Kampf

- classiques : Arthur Rosenberg, Le Mythe du XXème siècle

- apprendre par cœur : Œuvres de Sayyid Qutb

- géopolitique : œuvres d’Ignacio Ramonet, Emmanuel Todd, etc.

- travaux pratiques : servilité envers le pouvoir, niveaux I à X.

Islam (2) : religion qu’il est interdit de critiquer, de moquer, de caricaturer, d’éplucher, d’analyser, de censurer, de réprouver, de ridiculiser, de railler, de parodier, de dédaigner, de croquer, de désapprouver, de flétrir, de blâmer, de condamner, tous délits constitutifs d’ « islamophobie » et qui vous mènent, de fatwa en menace, à tomber victime de la Religion de Paix. En bref, nul n’a le droit de parler de l’Islam, sauf les Musulmans extrémistes, et quiconque l’ose le fait à ses risques et périls.

Israel (2) : objet dont l’existence seule (a) condamne l’ensemble du monde arabe à l’hystérie éternelle et au sous-développement permanent ; (b) complique fâcheusement le triomphe autrement inévitable de la politique arabe de la France.

Libération : quotidien consacré à l’art de faire le malin et à créer ainsi un monde de post-modernité qui prolonge artificiellement la vigueur des soixante-huitards qui ont passé leur date de péremption.

Livni (Tsipi) : croit encore sincèrement être ministre des Affaires Etrangères d’Israël.

« Modérés » : partisans de tuer un certain nombre de Juifs tout de suite et les autres plus tard (voir : Arabie saoudite).

« Sous commandant Marcos » : n’a pas grand chose à voir avec le Moyen-Orient. Caricature chère aux cœurs de Gauche, inconsolables depuis la retraite de Guignol et la mort de Staline. Che Guevara en farce.

Monde diplomatique : Marquis de Norpois, Che Guevara, Jacques Mesrine, José Bové, Jean-Luc Godard, Felix Dzerjinsky, Tartuffe.

Moubarak (Président) : Vous mettrait toute l’Egypte en prison, si elle ne l’y était déjà. Mendiant qui insulte ses protecteurs américains et pratique un chantage permanent envers eux. Momie élue par les momies. Vise les 103% aux présidentielles de 2024.

Nasser (Gamal Abdel) : Président égyptien, fondateur de l’OLP en 1964.

Peres (Shimon) : avait signé des traités de coopération économique avec Sargon III, Nabuchodonosor, Amine el-Hajj al-Husayni. Toujours prêt à en signer d’autres.

Qaradawi (Cheikh) : Islamiste modéré courtisé par le département d’Etat des Etats-Unis, le MI-6 britannique, le Quai d’Orsay : en effet, ses fatwas ne sont des « licences de tuer » qu’envers les Israéliens, les militaires américains et quelques autres catégories négligeables. Ouf, on respire.

Saïd (Edward) : abandonna son existence fictive d’Egyptien de souche chrétienne aux Etats-Unis pour accéder à une identité inventée de Palestinien : un pseudo-faux. Application bien léchée des théories de son mentor Michel Foucault : il n’y a pas de vérité, il n’y a que des perspectives. Lanceur de cailloux fournis par le Hezbollah : ce jour-là, il se cassa un ongle.

Salami (tactique du) : expression inventée par le chef communiste hongrois Mátyás Rákosi pour illustrer la méthode suivie pour détruire les forces non-communistes et s’emparer de la totalité du pouvoir. Comparable, le porc en moins, à la « stratégie des étapes » suivie par Yasser Arafat et le monde arabe envers Israël.

Seale (Patrick) : quand le roi psychopathe jette un os à ronger au chien jaune au poil ras qui se traîne à ses pieds, le canin s’appelle Searle (voir : histoire récente de la Syrie).

Streicher (Julius) : « C’est notre père à tous ! » Influent professeur émérite à l’Institut arabe de journalisme (Le Caire et Beyrouth).

Suicide : Action interdite par l’Islam mais rendue licite et désirable par l’assassinat simultané d’un ou de nombreux juifs (en Irak, faute de Juifs, le chiite fera l’affaire).

Violence (la) : force impersonnelle qui s’empare du Moyen-Orient avec la force d’un phénomène naturel, surtout quand un groupe palestinien s’attaque à des civils israéliens. L’unique solution pour mettre un terme à « la violence » : des concessions israéliennes.

Zderot : ville israélienne qui illustre ce qu’est une « trêve » vue par le Hamas : nous arrosons une ville israélienne de roquettes et de missiles quand nous le voulons ; il est crucial que les diplomates et les ONG appellent Israël à faire preuve de retenue.


© Mena et Balagan